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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 21:30

calendrier grégorien


V 

ingt-deux ans après les premiers résultats de la datation du Saint Suaire, qui avaient été contestés à l’époque par les sindonologues, le spécialiste de la spectrométrie Timothy Jull, met fin à la controverse en dissipant définitivement tout doute sur l’origine médiévale de la relique.

Elle ne peut donc définitivement pas nous renseigner sur la date historique de la mort du messie.

L’exégèse historico-critique sur la quête du Jésus historique et en particulier sur sa naissance a fait pendant longtemps l’objet de querelles au sein de l’église.

Elle dû combattre les tenants du docétisme, de l’apollinarisme, de l’ébionisme, de l’adoptianisme, du monarchianisme, du sabellianisme, de l’arianisme, du nestorianisme et du monophysisme.

Toutes ces controverses enflammées avaient pour interrogation centrale la conception virginale et la naissance de Jésus, son identité, son humanité et sa divinité.

C’est pour mettre fin à ces débats incessants et éviter que l’Incarnation ne soit comprise comme un mythe qu’en 354 que le pape Libère instaura la célébration de la naissance du Christ le 25 décembre ;

Depuis longtemps les romains célébraient le 25 décembre, pour le solstice d'hiver, la naissance de Mithra, divinité importée de Perse par les légions romaines, le soleil invaincu (Dies natalis solis invicti).

La décision du pape consacrait ainsi la venue du Christ comme le lever du "Soleil de justice". Il y avait probablement aussi chez le saint Père l’arrière-pensée de substituer une fête religieuse aux festivités païennes très populaires des Saturnales.

Le 25 Décembre du calendrier de l’époque ne coïncidait pas avec celui d’aujourd’hui puisqu’il fallut attendre l’instauration du calendrier grégorien par la bulle papale Inter gravissimas du 24 février 1582 et la suppression de 10 jours, du troisième jour des Nones (5 octobre) au jour précédant les Ides (14 octobre) inclus, pour que les dérives successives des précédents calendriers soient corrigées.

Le 6 octobre 1793, qui allait devenir le 15 Vendémiaire de l'an II, fut mis en place le calendrier républicain conçu par Gilbert Romme, mathématicien, député montagnard du Puy-de-Dôme, et Philippe François Nazaire Fabre, dit Fabre d'Églantine auteur dramatique et poète.

Il ne supprimait pas la référence aux cycles de la lune (division de l’année en 12 mois) puisque l’année républicaine comportait douze mois de 30 jours aux noms évocateurs des saisons : Vendémiaire, Brumaire, Frimaire pour l'automne, Nivôse, Pluviôse, Ventôse pour l'hiver, Germinal, Floréal, Prairial pour le printemps, Messidor, Thermidor, Fructidor pour l'été.

La semaine de 7 jours a pour origine une superstition des Babyloniens pour qui le chiffre 7 était néfaste. Leur tradition voulait donc que rien ne soit entrepris les 7, 14, 21 et 28 du mois.

Les noms des jours quant à eux invoquent les apparitions successives dans le ciel de la lune, des planètes et du soleil : Le Sunday des anglo-saxons pour jour du soleil fut transformé en Dimanche comme jour de Dieu par les chrétiens.

Les révolutionnaires obnubilés par l’ordre décimal, remplacèrent la semaine par des décades aux noms aujourd’hui oubliés : primedi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi.

Ils n’auraient sans doute pas eu de nos jours l’approbation des syndicats puisque le décadi, qui devait remplacer le dimanche, supprimait 16 jours de repos dans l'année.

On doit à l’empereur Napoléon 1er le rétablissement du calendrier grégorien le 11 Nivôse an XIV, c'est-à-dire du 1er janvier 1806.

Depuis l’équation grégorienne qui veut qu’une année dure en moyenne 365 + 1/4 — (3/400) c'est-à-dire 365,2425 jours règne presqu’en maître sur la mesure du temps qui passe.

Il reste qu’elle représente une erreur de 0,0003 jour par rapport à la révolution solaire. Dans 10 000 ans notre calendrier comportera par conséquent trois jours de trop. En fait, si on tient compte du ralentissement de la rotation de la Terre, le décalage atteindrait alors 16 jours mais il est peu probable qu’aucun d’entre nous ne puisse vérifier ce savant calcul.

Que sera le futur de l’homme à cet horizon s’il continue à maltraiter la terre ?.


Patrice Leterrier

29 décembre 2010

 

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